Présentation

Plans de cours TES

Mercredi 5 novembre 2008

Le sujet
          Autrui.

Introduction


I. Autrui, mon semblable : reconnaissance immédiate de l'autre homme comme mon semblable.

A. Genre et espèce. Autrui est d'abord celui qui appartient à la même espèce que moi, nous partageons la même nature.           

B. La pitié naturelle. Je reconnais donc en autrui naturellement un semblable, quelqu'un que je distingue du reste du vivant. Texte de Rousseau distribué. Voir aussi p.62 du manuel.          

C. La communauté des hommes. Autrui et moi partageons donc spontanément quelque chose, formons spontanément une même communauté. Texte d'Husserl distribué.

Transition : Mais, en dépit de cette reconnaissance immédiate qui est une simple identification extérieure d'appartenance à un même genre, que puis-je connaître d'autrui? Puis-je réellement le considérer comme identique à moi? Pour cela, il faudrait pouvoir savoir qui il est - pour pouvoir m'assurer qu'il est bien comme moi? Est-ce seulement possible? Autrui ne reste-t-il pas pour moi un mystère insondable.         


II. L'étrangeté de l'autre.        

A. L'éthnocentrisme. La ressemblance que je trouve chez l’autre homme, elle est possible chez celui qui est proche de moi. Il est plus difficile de reconnaître chez l’étranger ce que nous avons de semblable. Texte de Lévi-Strauss distribué.

 

B. La connaissance par analogie. Ainsi, la connaissance de l’autre n’est possible que par analogie. Si je le reconnais comme un « autre moi-même », c’est d’abord parce que je ne peux que le connaître en rabattant sur lui ce que je sais de l’homme que je connais le mieux, moi. Texte de Merleau-Ponty distribué.

 

C. L’insociable sociabilité. Ce mystère, cette étrangeté fondamentale de l’autre explique que les relations entre les hommes ne soient pas immédiatement pacifiques. Texte de Kant, p.327 du manuel.

 

Transition : Ainsi, autrui n’est pas immédiatement perçu comme mon semblable car il est difficilement connu. N’est-ce pas précisément pour cela que nous avons besoin du droit et de la morale pour nous contraindre à faire ce que nous ne ressentons pas spontanément : respecter autrui ?
 

II. L’humanité à construire.

 

A. Devoir juridique. C’est l’apport de la loi qui assure une égalité de droit entre tous – ce qui n’est pas effectif sans cela. Rousseau – (à étudier dans le cours sur la politique)

 

B. Devoir moral. C’est l’essence aussi de mon devoir moral : le respect de l’humanité chez les autres comme chez moi. Texte de Kant distribué.

 

C. L’humanisme. Mais cette humanité formelle ne suffit pas : je me dois de reconnaître l’autre dans son humanité mais aussi son individualité. C’est l’idéal humaniste d’échange et de dialogue.

« Il y a des especes d’hommes en certains endroits, qui ont fort peu de ressemblance à la nostre. Et il y a des formes mestisses et ambiguës entre l’humaine nature et la brutale. Il y a des contrées où les hommes naissent sans teste, portant les yeux et la bouche en la poitrine ; où ils sont tous androgynes ; où ils marchent de quatre pates, où ils n’ont qu’un œil au front, et la teste plus semblable à celle d’un chien qu’à la nostre ; où ils sont moitié poissons par embas et vivent en l’eau (…).

C’est par la vanité de cette mesme imagination qu’il [l’homme] s’egale à Dieu, qu’il s’attribue les conditions divines, qu’il se trie soy mesme et separe de la presse des autres créatures, taille les parts aux animaux ses confreres et compaignons, et leur distribue telle portion de facultez et de forces que bon luy semble (…).

Il y a quelque difference, il y a des ordres et des degrez ; mais c’est soubs le visage d’une mesme nature. » (Montaigne - Essais, II, 12)[1] ou texte de Merleau-Ponty p.68 du manuel.


IV. Deux cas particuliers.

A. La famille.
B. L'amitié.

[1] Cf également sur les barbares et les sauvages I, 31 ou III, 6.

 

Par N'DIAYE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés